« Nous allons maintenant analyser les quelque 6.000 contributions que nous avons reçues en deux mois, émanant de 80 groupes de réflexion et de près d'une centaine d'organisations non gouvernementales (ONG). Et qui montrent, avec ces deux jours de débats, que la PAC est un sujet qui ne concerne pas seulement les agriculteurs » , a indiqué, hier à Bruxelles, Dacian Ciolos, le nouveau commissaire européen roumain chargé de l'agriculture. « Nous voulons promouvoir une agriculture compétitive et durable » , a encore ajouté cet ancien ministre de l'Agriculture, ardent défenseur de la PAC.
Les propositions qu'il présentera cet automne devront, a-t-il expliqué, se fixer six priorités. Répondre d'abord au défi de la mondialisation. Puis garantir la sécurité alimentaire de l'Europe mais aussi du monde. Prendre également en compte le défi environnemental et la lutte contre le réchauffement climatique. Répondre aux défis économiques par des outils adaptés de gestion des marchés et de nature à garantir la stabilité des revenus des exploitants. Cette nouvelle réforme visera également à affronter les défis territoriaux, et enfin à prendre en compte la diversité de l'agriculture européenne accrue par les élargissements successifs de l'Union.
Dacian Ciolos n'a pas caché que certaines de ces priorités pouvaient parfois sembler contradictoires. Mais il n'a pas caché son attachement à certains acquis de la PAC que ses détracteurs voudraient, au contraire, supprimer. Il s'est ainsi engagé à maintenir les soutiens publics et communautaires. « Ils sont indispensables mais doivent être mieux répartis, mieux ciblés et plus lisibles », a-t-il expliqué. La réforme qu'il proposera se déclinera donc selon deux piliers : le maintien de ce soutien annuel aux agriculteurs d'une part et, de l'autre, « une évolution de l'organisation des filières et des territoires » pour tenir compte de la diversité de l'agriculture européenne mais aussi des attentes des citoyens.
Au cours de ces deux jours de débats, de nombreux ateliers ont été consacrés à la sécurité alimentaire, à l'avenir de la société rurale, à la protection de l'environnement, à la fourniture de biens publics par l'agriculture et à la qualité, la diversité et la santé... La Belgique, qui préside l'Union européenne, a organisé dans le centre de Bruxelles une foire avec des stands présentant les spécialités alimentaires de la plupart des Etats membres. Une occasion pour Sabine Laruelle, la ministre belge de l'Agriculture, de dire son attachement à une politique agricole commune, maintes fois réformée mais qui demeure la seule politique totalement intégrée depuis la création du Marché commun.
| autore: | DE NOTRE BUREAU DE BRUXELLES. |
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| fonte: | Les Echos |
| data di creazione: | 21/07/2010 |
| data di modifica: | 21/07/2010 |